Changer d'habillage

Mardi 18 avril 2017 à 11:56

 Ca m'amuse tellement d'aller faire constater mes coups. Il m'a dit "je ne lèverai plus la main sur toi, en plus, ça fait longtemps que je le fais plus." j'ai trouvé son excuse bidon mais je lui ai donné une chance, une qu'il ne méritait déjà plus depuis longtemps. Et puis j'ai crié parce que ça va pas là, avec ma session d'examen et qu'il m'emmerde, bordel. Et il a répondu par une gifle, tellement forte, qu'elle a explosé mes lunettes en 1000 morceaux. Alors j'ai pleuré, évidemment. Comme ça ne suffisait pas, évidemment, il m'a dit de dégager, il m'a dit" han mais ça va, t'as rien hein" j'avais seulement l'oeil bleu, c'est vrai. J'ai essayé de relativiser, de me dire que ok, je lui ai quand même vachement crié dessus,que j'ai pas été cool, puis j'ai regardé ma tête dans le miroir et je me suis dit, putain mais pourquoi j'accepte ça, je mérite pas ça, là ma tête, putain. J'ai repensé à toutes les autres fois, celles sans bleu, juste les larmes. A ce coup de poing dans le ventre et à son "c'est toi qui t'es fait ça toute seule avec ton comportement." , à ces fois où il m'a giflée quand j'étais trop saoule parce que je le faisais "exprès pour l'énerver" ,quand je m'énerve et que je lui dis "je ne suis pas d'accord" et que je crie, je finis toujours par m'en ramasser une. 

Ce petit chaton supporte pas d'être contrarié, il ne supporte pas d'être embêté plus que ce qu'il n'a envie. Alors il me dit je t'aime, il me dit tu verras l'an prochain ce qu'on va faire. Mais là ça me revient, chaque fois que j'ai pardonné, j'ai eu droit à un nouveau coup en retour; Je suis fatiguée, je suis tellement fatiguée. 

Encore une fois, je vais devoir aller devant le médecin, qui va me regarder de travers et qui aura plein de bons sentiments, alors que j'ai juste envie de disparaître.

A

Mardi 4 avril 2017 à 1:32

 J'a l'impression que tu meures chaque année. Je regarde les jours, les heures, je me dis "là il était là " "là plus." . Comme si je pouvais empêcher l'inévitable. Le jour où ma vie a basculé et que la tienne s'est arrêtée. 25 ans hein, tu sais combien je vais en avoir, moi ? Je suis plus vieille que toi maintenant. Je pensais souvent, putain quand ça sera à nous de prendre la relève, cette famille sera dans la merde. Puis y'a plus que moi, alors bon, je me sens seule. Seule sans la personne qui faisait plus de bêtises que moi. 

A

Jeudi 16 juin 2016 à 1:58

 Je ne comprends pas pourquoi je dis aux gens que j'en ai rien à foutre de toi, comment je peux te dénigrer comme ça devant eux, comment je peux être aussi cruelle et ne pas avoir de remords. Bien sûr que t'as fait de la merde mais moi aussi. Et putain, je t'aime, souvent, j'hésite parce que j'ai peur de souffrir et que ça marche pas mais je t'aime tellement, j'aimerais que tu le saches et que tu reviennes. J'ai peur que tu reviennes pas cette fois ci parce que je veux pas que ça se finisse comme ça bordel. Je sais que les filles disent que c'est mieux comme ça et elles ont raison. 

Mais je veux qu'on grandisse ensemble, je veux qu'on devienne meilleurs ensemble, je veux enfin qu'on soit bons l'un pour l'autre sans se faire du mal. 
Sans que tu me regardes comme si j'étais n'importe qui et sans que je te hurle dessus parce que mes insécurités me broient l'estomac.

Je suis désolée et je suis en colère et je t'aime et j'ai tellement tellement tellement peur de te perdre. Et j'ai tellement plus peur encore que tu ne ressentes plus ça du tout ou que ça n'ait jamais été le cas.

Au final, on en revient toujours à ces 50/50 qu'on essaye d'avoir dans notre relation. J'ai peur de t'aimer plus que toi, j'ai peur de faire plus de concessions que toi et que tu me "battes" . Tous ces trucs qui n'ont aucune place dans notre relation. 

J'ai cru qu'on était solaires mais j'en suis plus sûre. Je sais plus pourquoi on est ensemble et je sais plus si je t'aime encore alors que j'arrête pas de penser que je t'aime et là maintenant, oui je t'aime comme une dingue, ça me fait mal de l'admettre, ça me fait mal de le ressentir parce que je veux toujours tout contrôler et ne pas me laisser "avoir" et puis t'es arrivé et voilà, je t'aime et ça craint à mort. 

Peut être que je veux que ça se finisse et que c'est pour ça que j'ai hurlé jusqu'à ce que tu me quittes, va savoir. 

Comment effacer le passé, comment l'accepter pour qu'il arrête de faire mal ...
 

A

Samedi 14 mai 2016 à 19:09

 Je crois que c'est de pire en pire, tout. 

Souffrir de phobie scolaire, c'est s'exclure de la société, c'est tourner à l'envers, en rond. 
J'ai 25 ans et j'ai envie de mourir. Je suis en 3e bac, oui mais je vais la doubler parce que parfois, je suis incapable de me lever de mon lit et ça, pour le juge, c'est incompréhensible, il ne peut pas saisir la force de mon stress, comme je suis fatiguée parfois, de m'être rongée de l'intérieur. 
Comme la vie me fatigue déjà à mon age, surtout. Je suis horrifiée par ce que je suis devenue.

J'ai retrouvé mon groupe de potes mais j'ai changé, j'ai "mûri" j'ai même vieilli en fait. Alors je cours après quelque chose qui n'existe plus et je n'arrive plus à affronter ce qui est. Ne plus aller en cours, être angoissée de ne pas y avoir été et de tout rater, rater, avoir envie de mourir. Routine routine .. 

Et puis mon couple, les disputes, les pleures, les coups. La peur de l'abandon, la peur d'aimer, la peur d'être aimée. Je suis une énorme boule de peurs. 

"J'aimerais juste être heureuse" puis j'ai même plus l'envie. Je sais même pas ce que c'est. Je sais même plus quoi faire de ma vie, de mon copain. Un coma, ça serait bien . 

Y'a l'abruti qui dit "si tu veux,je vais lui en coller une " et qui me dit que je suis un amour mais je sais que mon besoin de l'abruti cache quelque chose,  un manque que j'essaye de combler avec lui, alors même là, bah je suis blasée parce que je me dis que peut être ce que je ressens est tronqué par mon besoin de sécurité.. 

A

Lundi 2 mai 2016 à 12:54

 Comme d'habitude, je suis rongée par l'angoisse, celle des examens. Mais en plus de tout ça, y'a la pression familiale et la pression de mon couple.

Je me laisse déborder par l'angoisse parce que justement, je déborde, tout le temps. 
Et je bois, je bois, je bois et c'est de pire en pire, je ne me sens pas mieux, je me sens merdique putain. 
J'arrive pas vraiment à pleurer, je ressens plein de choses que je n'arrive pas à nommer.
Ma psy a sans doute raison, affronter les parties sombres de nous-même aident à les faire disparaître. 
Mais comme elle dit si bien aussi, je ne suis pas encore prête à le faire donc je suis toujours là, avec tout mes côtés sombres et mes crises d'angoisse.
 

J'ai réfléchi à des millions de trucs,j'essaye de m'améliorer mais au final, quand le jugement pour la pension remet en cause toute mon existence en me disant à demi mots que je ne fais pas ce qu'il faut, je retourne au point de départ. Je me sens merdique, j'ai l'impression de faire des trucs merdiques et rien n'ira jamais. 

J'ai fait tellement de mal à mon copain sans m'en rendre compte et maintenant que j'ai tout analysé, je ne suis pas sûre qu'on pourra revenir en arrière;
Et je n'arrête pas de me dire qu'il ne m'aime pas, qu'il ne m'aime plus, que plus rien n'ira jamais. 

Un jour, je lui parlais et il m'a dit "spirale "c 'est vrai, je suis une putain de spirale, je vis dans une spirale, j'étouffe dans une spirale. 

Spirale

Et puis comme d'hab, l'abruti a réussi à me faire sourire. 

"Vous mademoiselle malgré le taux d'alcool assez incroyable dans mon sang je vous aime incroyablement beaucoup !"

A

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