Changer d'habillage

Vendredi 24 novembre 2017 à 15:01

"Je me sens si lointaine. Étrangère, à vos yeux Et pourtant je vous aime, mais partir, il vaut mieux. Je me sens si sereine, vous me manquez un peu. Mais où la vie me mène, je vous veux, silencieux."



En fait, j'assume toujours pas et je tourne autour du pot. Ca fait trop longtemps que j'évite d'être certaine de ce que je sais déjà. 
C'est pas parce que mon mec m'a demandé d'arrêter de lui parler que je veux couper les ponts, c'est parce qu'il me rend tellement mal. 
J'en reviens pas qu'il puisse combler toutes mes attentes et me détruire en même temps.
Y'a même jamais eu une seconde d'hésitation, j'aurais choisi mon copain de toute façon mais je suis quand même déchirée.
Il a qu'à se demander, lui, pourquoi il est toujours en train de me sauver dès que je fais de la merde.
Je peux plus supporter ça, être avec lui sans être avec lui, chaque fois qu'on retrouve ce qu'on avait, il fuit et j'ai plus envie de lui courir après. 
J'ai plus envie de laisser toutes ces années filer en attendant qu'il revienne parce que j'en ai marre. C'est pas une question de sentiments mais de maturité, faut croire que je vieillis, du coup.

A

Mercredi 4 octobre 2017 à 15:51

 C'est bien la première fois que j'écris en allant bien. Tout va bien, j'ai réussi tous mes examens au final, j'ai validé tous mes cours en ne foutant quasi rien, j'en reviens pas. J'ai attendu 2-3 jours qu'ils m'appellent pour me dire que c'était une erreur mais ce n'est pas arrivé. Je suis tellement légère et rassurée. Pour la première fois de ma vie, je me couche avec l'esprit tranquille.  Je me demandais ce que ça devait faire de ne pas toujours être préoccupé, bah putain, ça fait DU BIEN. 

Et là je vogue un peu, je m'en balek de tout, sachant que j'ai enfin atteint l'objectif que je me suis fixée y'a de ça un milliard d'année , j'ai l'impression. 

Mais du coup, évidemment, j'ai recommencé à m'inquiéter pour des trucs à la con, la différence,c'est que maintenant, je sais que c'est des trucs à la con. 

Je crois que j'ai jamais aimé comme je t'aime. J'en suis sûre en fait, après toutes ces années. Toi, toujours toi. Chaque fois que tu me touches, j'ai l'impression de me prendre un mur en pleine face. Chaque fois que tu m'embrasses, c'est comme mettre de la drogue directement dans mes lèvres. 
A quel point je te trouve parfait, même dans ton lit avec les cheveux gras, 1000 fois je repousserai n'importe qui pour toi. 
C'est toujours la même chose, je pense toujours que tu es un connard et puis je te vois dire bonjour à ta nièce et je suis comme hypnotisée, la douceur que tu mets dans chacun de tes gestes.. Comme tes caresses sur mes joues valent 1000 fois ce qu'on m'a offert avant. Absolument rien ne peut remplacer tes mains sur moi. J'ai essayé, vraiment mais c'est comme un labyrinthe avec une seule sortie qui me ramène toujours  à toi. 
Ce qui me fascine, c'est qu'après toutes ces années, j'ai toujours la même boule au ventre quand je te vois, à quel point j'appréhende ton jugement sur moi. Le monde n'a jamais été aussi beau que dans tes bras. Et pourtant, t'es toujours un abruti.


A

Dimanche 30 juillet 2017 à 0:10

 Le souci, c'est que j'en reviens toujours à cet étrange sentiment. Comme quand je finis le boulot et que je ne réalise que je suis dehors qu'après une heure ou deux. 

Je ne sais pas. J'ai 26 ans, je devrais savoir. Est-ce qu'on sait jamais vraiment? Je pensais qu'en étant adulte, tout disparaîtrait, c'est cool mais c'est quand ?  Mon dieu, je veux tellement disparaître. 

C'est toujours la même chose, je voudrais en parler à l'abruti. Ca fait 6 ans putain, je devrais juste, je sais pas, passer à autre chose, arrêter de vouloir qu'il me sauve. 

Je suis en thérapie et j'ai l'impression d'aller à reculons mais c'est quoi mon souci.  Est-ce que je vais enfin finir ma putain de 3e année de droit, j'en ai marre de mettre des trucs dans ma tête, j'en ai marre de me forcer à me lever, me laver, étudier, aller en cours. J'aimerais juste un jour savoir ce que ça fait d'être apaisé, d'avoir l'esprit tranquille. De pas me demander toutes les 2 minutes ce que j'ai fait de mal et pourquoi je suis pas là où je pensais devoir être. 

Je suis lâche parce que je veux fuir, je sais et j'en ai plus rien à foutre. Je vais quand même finir mes études parce que nique sa mère, c'était mon but premier et que c'est la seule chose qui me tienne en vie et qui me tue en même temps, évidemment. 

On doit reprendre un appartement ensemble mais j'en ai marre, je crois, de lui, vraiment. "Tu ne sais de nouveau plus ce que tu veux" bah si , je veux te quitter mais je t'aime toujours, sauf que tu ne mérites rien de ce que je t'offre car tu es un menteur pathologique doublé d'un fdp. :) 

Putain mais c'est quoi cette existence de merde. 

"Quis hic locus?, quae regio?, quae mundi plaga? What world is this?... What kingdom?... What shores of what worlds? It's a very big question you're faced with, Susanna. The *choice* of your *life*. How much will you indulge in your flaws? What are your flaws? Are they flaws?... If you embrace them, will you commit yourself to hospital?... for life? Big questions, big decisions! Not surprising you profess carelessness about them. "

A

Mardi 18 avril 2017 à 11:56

 Ca m'amuse tellement d'aller faire constater mes coups. Il m'a dit "je ne lèverai plus la main sur toi, en plus, ça fait longtemps que je le fais plus." j'ai trouvé son excuse bidon mais je lui ai donné une chance, une qu'il ne méritait déjà plus depuis longtemps. Et puis j'ai crié parce que ça va pas là, avec ma session d'examen et qu'il m'emmerde, bordel. Et il a répondu par une gifle, tellement forte, qu'elle a explosé mes lunettes en 1000 morceaux. Alors j'ai pleuré, évidemment. Comme ça ne suffisait pas, évidemment, il m'a dit de dégager, il m'a dit" han mais ça va, t'as rien hein" j'avais seulement l'oeil bleu, c'est vrai. J'ai essayé de relativiser, de me dire que ok, je lui ai quand même vachement crié dessus,que j'ai pas été cool, puis j'ai regardé ma tête dans le miroir et je me suis dit, putain mais pourquoi j'accepte ça, je mérite pas ça, là ma tête, putain. J'ai repensé à toutes les autres fois, celles sans bleu, juste les larmes. A ce coup de poing dans le ventre et à son "c'est toi qui t'es fait ça toute seule avec ton comportement." , à ces fois où il m'a giflée quand j'étais trop saoule parce que je le faisais "exprès pour l'énerver" ,quand je m'énerve et que je lui dis "je ne suis pas d'accord" et que je crie, je finis toujours par m'en ramasser une. 

Ce petit chaton supporte pas d'être contrarié, il ne supporte pas d'être embêté plus que ce qu'il n'a envie. Alors il me dit je t'aime, il me dit tu verras l'an prochain ce qu'on va faire. Mais là ça me revient, chaque fois que j'ai pardonné, j'ai eu droit à un nouveau coup en retour; Je suis fatiguée, je suis tellement fatiguée. 

Encore une fois, je vais devoir aller devant le médecin, qui va me regarder de travers et qui aura plein de bons sentiments, alors que j'ai juste envie de disparaître.

A

Mardi 4 avril 2017 à 1:32

 J'a l'impression que tu meures chaque année. Je regarde les jours, les heures, je me dis "là il était là " "là plus." . Comme si je pouvais empêcher l'inévitable. Le jour où ma vie a basculé et que la tienne s'est arrêtée. 25 ans hein, tu sais combien je vais en avoir, moi ? Je suis plus vieille que toi maintenant. Je pensais souvent, putain quand ça sera à nous de prendre la relève, cette famille sera dans la merde. Puis y'a plus que moi, alors bon, je me sens seule. Seule sans la personne qui faisait plus de bêtises que moi. 

A

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